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Epagneul breton
Dès mon plus jeune âge, lorsque j'entendais mes parents dire que l'on montait a la "MEULE" mon cœur s'emballait! Alors à partir du jeudi je ne dormais presque plus, et le vendredi sur les bancs de l'école primaire, mon esprit était déjà arrivé dans notre petit domaine des Cévennes. LE MAS DE LA MEULE C'est dans ces lieux sauvages et retirés, où une mauvaise route de montagne à peine goudronnée finissait par aboutir dans la cour de cette immense bâtisse, que j'ai passé ma plus tendre enfance. C’est là qu'avec la complicité de mes aînées j'ai tiré mes premiers coups de "seize" sur des perdreaux éberlués de voir ce "minot" les canarder. C’est là que j'ai découvert ce drôle d'oiseau avec ce drôle de bec! C'est ici que j'ai chassé avec ma première bretonne. Elle restait toute l’année, là-haut chez André, car la mère Michèle était trop maniaque pour tolérer le moindre poil à la maison (ça a bien changé depuis!!!) C’est là qu'est née cette passion pour la chasse au chien d'arrêt et pour le petit breton. Bien des années plus tard après avoir vu " la gloire de mon père" au cinéma, d'immenses bouquets de souvenirs ont ressurgi à mon esprit et ont fait battre mon cœur comme à treize ans! Depuis, des générations de chiens de chasse et surtout de breton se sont succédées jusqu'à nos jours. Je chasse toujours le perdreau avec mes chiens, un peu moins leste qu'à seize ans mais beaucoup plus adroit ! Merci à tous mes chiens de m'avoir permis d'emmagasiner autant de belles images et surtout de belles histoires. Mais le livre n'est pas encore fermé... Merci à ma femme et à mes enfants pour leur patience. Merci à mon grand-père "tintin" "Bon sang ne saurait mentir" |
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